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On va faire bref : ce n’est certainement pas la peine de se ruer dans les cinémas demain pour aller voir Hôtel Transylvanie, mais c’est un divertissement sans prétention très agréable, avec quelques longueurs mais aussi quelques gags hilarants. Alors pourquoi pas, c’est toujours sympathique de passer un bon moment, non?

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Et pour les Misérables… on est confrontés à un gros cas de conscience, et même une première pour notre petit blog. On n’a tout simplement pas tenu. Ce n’est pas faute d’avoir voulu et d’avoir essayé. "Par le même réalisateur que le discours d’un Roi", ça donne envie. Russel Crowe, Hugh Jackman et Anne Hathaway à l’affiche, ça interpelle. Et puis dès les premières secondes, on ne peut le nier, les images sont très belles. Mais soyez vraiment avertis. Ce n’est pas une adaptation du roman de Victor Hugo que vous allez voir, mais du musical, avec tout ce que cela implique. Alors entre les grands élans dramatiques des choeurs et les moindre dialogues vaguement chantonnés, on a été légèrement désarçonnés, partagés entre ennui profond, hilarité incontrôlable et gêne auditive indiscutable. Pour la première fois, on n’a pas tenu. On n’a pas eu la force de voir le film jusqu’au bout de ses interminables deux heures et demi.

On ne peut donc pas, une fois n’est pas coutume, vous proposer de critique un tant soit peu constructive. Et on attend impatiemment les retours de cinéphiles courageux ou convaincus, pour savoir ce que vous, vous en avez pensé, et pour pouvoir nous-mêmes nous faire enfin une idée de ce qu’il vaut…


Tango Pasion aux Folies Bergère, c’est la rencontre percutante entre deux fantasmes modernes et urbains, dont la fusion est d’autant plus saisissante qu’elle paraît évidente au vu de l’histoire de ces deux univers. La scène mythique de la rue Richer accueillait les premières revues de music-hall à Paris quand les premiers pas de tango s’esquissaient en Argentine, à la fin du XIXe siècle. Maturant lentement, s’enrichissant et se métissant au fil des années, la danse et la salle connaissent toutes deux leurs heures de gloire au milieu du XXe siècle. Quoi de plus naturel alors de les réunir à l’aube du XXIe pour un spectacle aussi magique et époustouflant que délicieusement rétro?

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Ce sont donc les Folies Bergère qui accueillent jusqu’au 17 février la troupe de Tango Pasion, forte de 20 ans de succès et de tournées mondiales. Le spectacle en effet est ébouriffant. Il commence par une première partie très "Broadway", mettant en scène des danses  scénarisées, en costumes années 40 dans un décor de "cafetin" de Buenos Aires. L’idée fait son effet, l’ambiance s’installe. Mais décidément, la tension du tango n’est pas faite pour s’accommoder des codes mille fois revus de la comédie musicale, et l’alchimie n’opère qu’à moitié. Trop d’histoires et de chorégraphies de masse auraient empâté la nervosité propre au tango, trop de duels dansés et de jeux de séduction sans jamais prononcer une seule parole nuiraient à la cohérence d’une véritable narration. Le résultat en est une indicible impression en demi-teinte quand le rideau tombe, entre le plaisir du dépaysement et la conviction frustrée de ne pas avoir vu tout ce qu’il y aurait à voir. La question s’entend même à quelques fauteuils de distance : "c’est déjà fini?"

Heureusement, la scène se découvre pour un deuxième acte virtuose et envoûtant. Les couples ont quitté leurs costumes d’époque et c’est désormais un festival de vestons noirs, chaussures vernies, jupes fendues ou plissées, dos nus, jambes qui se dévoilent, escarpins qui virevoltent, noir, rouge et noir encore, mat ou pailleté. Le vertige monte avec les pas qui se croisent et se décroisent, qui se mêlent autour de ces corps qui s’enserrent et se repoussent. Le miracle de cette sensualité bouillonnante mais contenue opère pleinement, le public est grisé, vit l’espace d’une heure au rythme des figures parfois troublantes, parfois spectaculaires des danseurs.

Un gros bémol, néanmoins. La sonorisation dégoûtante qui nous fait murmurer "ils auraient au moins pu mettre un vrai orchestre au lieu d’un CD, tout de même" alors que l’instant d’après le décor se soulève pour laisser apparaître… le Sexteto Tango Passion, pourtant très bon dans son interprétation des plus grands classiques du genre!

Car oui, on ne va pas voir Tango Pasion pour les seuls danseurs. Le spectacle ne serait rien sans les musiciens de Gabriel Merlino et la voix de Vanina Sol Tagini (qui nous fait d’ailleurs découvrir abasourdis que "La Foule" d’Edith Piaf est à l’origine une chanson argentine…) et c’est toute cette troupe ensemble que le public essoufflé applaudit à tout rompre quand le rideau tombe.

infos et réservations sur le site des Folies Bergère


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Si vous avez envie d’une soirée de rire franc sans prétention, les Alcoolytes sont probablement les humoristes qu’il vous faut! Dans la droite ligne des sketches des Inconnus, dont ils s’affirment d’ailleurs à juste titre être les héritiers, les trois jeunes comiques enchaînent saynètes et gags souvent désopilants, toujours drôles. Même s’ils exploitent parfois certains filons vus et revus sans se démarquer de tous leurs prédécesseurs, ils savent apporter leur touche personnelle de douce folie et de franchise, à la manière d’une bande de vieux copains qui aurait soudain l’occasion de se lâcher sur scène…. Ça  ils l’ont compris, ils en jouent et ça fonctionne à merveille! Mention spéciale aux imitations de Marion Cotillard et Fabrice Lucchini, à mourir de rire.

Le public de la petite salle conviviale de l’Auguste Théâtre est conquis, ravi d’avoir pu partager ce moment de rire et de détente avec les comédiens qui nous ont invité le temps d’une soirée dans leur intimité d’acolytes de l’humour, qui nous ont livré sans honte leur delirium tremens créatif et drôle. Gageons que ces Alcoolytes ne resteront pas anonymes bien longtemps!

A découvrir encore les 16 et 23 février prochains à l’Auguste Théâtre!

infos et réservations sur leur blog


Bonjour à tous!

2013 est déjà bien entamée, nous venons tout juste de récupérer notre nom de domaine et c’est avec une joie immense que nous rempilons pour une année supplémentaire de découvertes, de surprises et de partages!

Cette année, vous avez été plus de 3000 à feuilleter nos avis, nos interpellations, et nous vous en remercions infiniment. Ce sont vos passages, éphémères ou fidèles, qui nous donnent encore et toujours l’envie de continuer cette petite aventure culturelle.

Alors pour 2013, nous vous souhaitons à tous, outre une santé de fer et un porte-monnaie bien garni, de belles séances d’enculturades sans modération aucune!

Et pour fêter dignement l’année nouvelle, un fois n’est pas coutume, nous vous offrons en vrac un petit aperçu des interpellations à venir!

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Un retour un peu tardif sur l’extraordinaire concert de lancement de l’album de Fiona Monbet au New Morning, notre avis sur les pétillants Alcoolytes ou encore l’intriguant D.A.F. Marquis de Sade sont au programme…

…Mais surtout, la grande information du jour, la surprise qui annonce une année sous les meilleurs auspices, c’est le retour du Songe d’une Nuit d’Ete à la Porte Saint Martin, pour 60 représentations exceptionnelles à partir du 1er février!!!

songe d'une nuit d'été


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Difficile d’écrire un retour sur Les Menteurs, présentés au Théâtre de la Porte Saint-Martin, alors autant essayer d’être bref et synthétique. La salle était loin d’être comble, mais ceux qui sont venus ont ri de bon coeur aux gags qui s’enchaînent tout au long de la soirée. Certes, il faut aimer l’humour très spécifique du duo Chevallier et Laspalès. Car ce sont eux que l’on vient voir ici, plus que la pièce en elle-même, sans grande saveur. Le rythme est inégal, les gags souvent au raz des pâquerettes. Seule une brillante session d’improvisation au beau milieu de la représentation,  sur un ton totalement absurde, arrache des larmes de rires à l’assemblée hilare, preuve du génie comique de ces deux-là.

Un conseil donc, si vous aimez les deux zigotos, précipitez-vous au théâtre de la porte Saint-Martin. Sinon, réfléchissez-y à deux fois…